L'histoire de La Monselie

Déjà au 18e siècle, le Muradès cherchait à se séparer du Vignonnet et d'Antignac. En 1717, l'abbé Veyssier originaire de Pouzadoux poursuivait le paiement d'une créance contre le marquis de Chabannes-Curton, pour bâtir une chapelle dans leur village natal.
Presque à cette même époque, à peine quelques années plus tard, vers 1721, la marquise de Bourbon-Malauze, propriétaire du château de Murat la Rabbe, faisait commencer la construction d'une église à La Monselie et non à Pratoupy comme il est dit par erreur car on en voit encore les vertiges au chevet de l'église actuelle. Dans la pensée de la noble dame, cette chapelle devait plus tard être érigée en église paroissiale sous le nom de Muradès . Les travaux de maçonnerie étaient terminés, comme le rapporte la tradition, il ne restait plus que la toiture à élever, mais des malveillants s'y opposèrent.
Les murailles furent renversées, la marquise tomba malade et mourût. Ceci se passait en 1724. Entre-temps, cependant, l'opinion se faisait et le mouvement séparatiste allait toujours grandissant.
Nous allons voir sous quelles influences la séparation put enfin s'accomplir.
Monseigneur Chavany, prieur de Vignonnet, trouvant trop pénible le service de l'église du Roc près de laquelle n'existait pas de presbytère, commença vers 1790 l'agrandissement de la chapelle d'Antignac et y attira peu à peu les paroissiens. Son neveu François Chavany, curé du Vignonnet à la révolution, continua l'oeuvre de ses prédécesseurs.
Mais, si les habitants de la Daille optaient si volontiers pour Antignac, ceux de Salsignac, petit prieuré voisin, supprimé en 1790, voulaient garder leur autonomie. Quant à ceux du Muradès, ils manifestaient très haut leur mécontentement, ils restaient d'abord très attachés à l'église du rocher parce qu'elle était leur église séculaire et parce qu'autour d'elle reposaient leurs chers morts. D'autre part, ils répugnaient d'aller à Antignac, une mauvaise parserelle en bois ne leur permettant pas de franchir toujours la Sumène.
Le mouvement séparatiste pénétrait de plus en plus la masse des habitants et on allait inévitablement vers la séparation.
En 1792, le Muradès formait une municipalité.
En 1827, le Muradès fut forcé d'accepter avec la Daille (section d'Antignac) un même maire, un même curé, une même église mais on ne put établir aucune fusion parmi les esprits. Les habitants du Muradès eurent toujours sur la place d'Antignac un côté marqué pour se réunir dans l'église, ils occupaient continuellement la partie méridionale; à la mort de l'un des leurs, ils ne permirent jamais que leurs cendres furent mêlées aux cendres de la section d'Antignac. Toutes les fois que les prêtres d'Antignac, pour obtenir une apparence de fusion entre les deux sections voulurent n'avoir qu'un seul cimetière, et refusèrent d'accompagner à celui du Roc les restes mortels d'un habitant du Muradès. Les parents, quoique tous remplis de sentiments chrétients, préfèrent renoncer aux derniers honneurs que l'église rend aux morts plutôt que de voir un des leurs enterré au cimetière d'antignac. Le fils NOEL de Lauzeral et bien d'autres se firent enterrer à Menet.
La division était donc très marquée, mais ce qui la compléta fut la longue lutte entre la famille Armand d'Antignac et la famille Noël de Lauzeral. Monsieur l'abbé Noël, curé de St Pierre de Chaillot, épousa le parti de son frère et pris en main l'oeuvre de la séparation. Celui-ci pendant les vacances qu'il passait dans sa famille, invitait les habitants du Muradès à construire une église : il les aiderait de ses deniers, il trouverait à Paris des ressources suffisantes ; bref, un beau jour, on se mit l'oeuvre; Une famille généreuse de la Monselie(la famille Noël) donna le terrain nécessaire à l'emplacement , et l'église commencée en 1854 aux frais de Monsieur Noël et des habitants , fut continuée ensuite et terminée par le legs de Madame Duthu.
L'histoire de notre église Saint Jean-Baptiste

C’est en 1721 que la Marquise de Bourbon – Malauze propriétaire du château de Murat la Rabbe faisait commencer la construction d’une chapelle qui devait plus tard être érigée en église paroissiale sous le nom de Murades.
Trois ans plus tard, en 1724 les travaux de maçonnerie terminés, les murailles furent renversées par des malveillants.
En 1827, le Murades qui formait une municipalité fût rattaché à antignac, avec un même maire, un même curé, une même église jusqu’en 1870.
En 1852, la construction de l’église actuelle à commencer sur les anciennes ruines de la chapelle sous l’autorité et grâce aux dons du Père Jean- François NOEL, prêtre de Saint Pierre de Chaillot à Paris et de sa digne héritière Madame Antoine BROQUIN, née Virginie SABATIER de Lauzeral. Les habitants du Murades ont mis leurs efforts et leur argent à contribution.
En 1854, après l’héritage de Mm DUTHU, veuve, les choses allèrent plus vite. Elle fut officiellement consacrée le 1er Juillet 1857.
Le cout de la construction s’élève à environ 20.000 francs.
L’engrenage de l’église : L’autel, la chaire, confessionnaux, l’harmonium, et les ornements ont coutés 7500 francs.
Notre église est de style roman n’a qu’une nef avec deux chapelles formant une croix de 24 m de longueur et de 15 m de largeur. La nef seule mesure 8,50m et est éclairée par3 fenêtres, avec des vitraux. L’un représente le fondateur de la paroisse, le Père Jean- françois NOEL. Le deuxième offert par la famille Malbec en 1964. Le troisième représentant le centenaire de la commune en 1970, don de M. CHAVAROCHE ancien Maire.
Le chœur est éclairé par trois baies vitrées avec des vitraux, celui du milieu montre dans un médaillon le bon Pasteur tenant un agneau dans ses bras « don de monsieur NOEL fondateur de l’église. Le vitrail de droite montre dans un médaillon Sainte Catherine reposée sur une chaise tenant une épée dans une main. Celui de gauche représente François d’ASSISE patron des marchands de toiles.
Les trois autels sont assez modernes, d’un style roman avec un retable gradué. Le devant des autels est sculpté.
Les stalles et la chaire sont en chêne et très simples, l’on remarque quelques bois recourbés. « Stalles, sièges en bois réservés aux membres du clergé ».
Le fonds de baptême qui n’est pas très vieux est en marbre blanc, il forme une colonne surmontée d’une coquille hexagonale recouverte d’une porte en bois. Il n’en reste qu’un, où est passé le deuxième ?
Au-dessus de chaque autel, on peut voir deux tableaux : Celui de la chapelle Est, une peinture non signée qui représente l’assomption de la sainte vierge « 15 août » offert par l’empereur Napoléon III.
L’autre suspendue dans la chapelle St Jean-Baptiste à l’ouest est du Père ATHANASE et représente Saint- Jean l’évangéliste.
La sacristie contient un reliquaire en bronze doré, don du premier prêtre Antoine Marcel DELTEIL, il contient les restes de la crèche de notre seigneur, du voile de la vierge Marie, de St Jean-Baptiste, de Sainte Catherine, vierge et martyre, et de Sainte Agnès.
Le grand ostensoir est d’une valeur inestimable, le grand calice est remarquable : c’est un pied de chandelier gravé qui supporte un plat. On raconte que le chandelier servait à surveiller le corps de la mère de CHARLE X. En souvenir de sa mère, le roi en fit un calice que l’on retrouverai aujourd’hui dans notre église. Don du Père Jean- François NOEL. « Actuellement en exposition à Ydes».
Les autres vases sacrés, ornements sacerdotaux d’autels non aucune valeur artistique.
Je vous lie le rapport officiel de la bénédiction de l’église :
L’an 1861 et le 21 mars, nous soussigné, Antoine Clauzet, curé d’Antignac, nommé par Mgr l’Evêque, par lettre en date du 14 janvier 1861, pour bénir l’église de la Monselie, fabriquée aux frais de JF Noel, curé de St Pierre de Chaillot, et de Mme Vve Duthu insigne bienfaitrice du Murades, et placée sous l’invocation de St Jean-Baptiste à la cérémonie, conformément à ce qui est prescrit dans le rituel, en présence de M.Delteil curé de Vebret et de M. Chabrier curé de Marchastel.
Le même jour, Antoine Clauzet a solennellement mis en place le chemin de croix à l’intérieur de l’église, en présence des prêtres nommés ci- dessus.
Liste des curés vicaires
- Le premier chapelain et curé fut M. Antoine Marcel DELTEIL, né à Pleaux en 1815 curé de la Monselie du 1er juillet 1857 au 1er octobre 1872.
- Le deuxième curé fut Henri CLARY, ancien curé de Menet et de Murat, né à Celtine, installé curé le 1er octobre 1872 jusqu’au 31 octobre 1879. .
- Le troisième curé, Hugues DUMAS, né à Saignes installé le 1 janvier 1880.
- Le quatrième curé, Gérard SANSON, né à St hippolyte le 10 août 1868 nommé vicaire de la Monselie et curé au départ de l’abbé DUMAS.
- Abbé TRAIN
- Deux vicaires ont exercé le saint ministère dans la paroisse sous la dépendance d’un curé.
L'histoire de La Bonne Dame de Pratoupy
C'est l'histoire de la bonne dame de Pratoupy. Comme dit précédemment, la famille Revel est alors à l'abri de la famine qui règne dans la région. Marguerite Revel (née Veschambre) est la bonté même. Elle essaye d'aider ses voisins qui ont plus de mal à survivre à ces temps de disette. Elle prépare alors des galettes de sarrasin, appelées «pompes» qu'elle distribue devant chez elle aux plus nécessiteux. Le bruit arrive vite aux oreilles des autres paysans habitant la commune et c'est soudain une foule importante qui se présente à sa porte. Marguerite continue à servir ses pompes, et le cérémonial dure plusieurs hivers, tant que la famine sévit.
En 1796, Marguerite a 35 ans. Une violente épidémie ravage le pays. Elle continue à nourrir les malades. Hélas, elle est elle-même atteinte du mal et en meurt. A cette époque, on enterre les personnes d'une même famille dans une même fosse, à même le sol, juste enveloppées dans un linceul blanc (les cercueils étant sans doute trop chers et réservés à la noblesse). Pierre Revel, avant de déposer le corps de sa femme dans la fosse, l'habille de ses plus beaux vêtements, et lui glisse au cou un collier reconnaissable à son fermoir. On rebouche le trou et chacun essaye de surmonter son chagrin. En 1804, soit 8 ans plus tard, Pierre Veschambre, le père de Marguerite meurt à son tour (il a 86 ans). On ouvre à nouveau la sépulture. Et là, une étrange une surprise attend le fossoyeur : l'un des linceuls en lambeaux laisse apparaître une main intacte, sans la moindre trace de putréfaction. Alors que le squelette est blanchi par le temps, que les vêtements sont presque réduits en poussière, la main droite est restée vierge de toute attaque : elle est juste desséchée, comme momifiée.
On ne tarde pas à identifier la dépouille comme étant celle de Marguerite Veschambre.
Devant un tel « miracle», on appelle l'ordre religieux. Celui-ci reconnaît les faits comme étant un signe divin. En remerciement des nombreux dons qu'elle avait prodigué, la main droite de celle qu'on appellera désormais « la bonne dame de Pratoupy », la main qui avait tant donné, a été conservée à travers les années.
On décide alors de transporter le corps miraculé et de l'enterrer dans le nouveau cimetière du Roc Vignonnet, dans l'enclos de la chapelle, au sommet du piton rocheux qui surplombe la vallée de la Sumène. Notre célèbre aïeul y repose encore. Hélas, le temps a érodé les inscriptions des tombes et il est désormais impossible de savoir quelle est la tombe de « la bonne dame de Pratoupy ».
Extrait du livret sur les descendants de Familles Laurent et Revel de Pratoupy «les enfants de Pratoupy » par Bruno Malaizé.


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L'histoire de La Monselie

Déjà au 18e siècle, le Muradès cherchait à se séparer du Vignonnet et d'Antignac. En 1717, l'abbé Veyssier originaire de Pouzadoux poursuivait le paiement d'une créance contre le marquis de
Chabannes-Curton, pour bâtir une chapelle dans leur village natal.
Presque à cette même époque, à peine quelques années plus tard, vers 1721, la marquise de Bourbon-Malauze, propriétaire du château de Murat la Rabbe, faisait commencer la construction d'une église à La Monselie et non à Pratoupy comme il est dit par erreur car on en voit encore les vertiges au chevet de l'église actuelle. Dans la pensée de la noble dame, cette chapelle devait plus tard être érigée en église paroissiale sous le nom de Muradès . Les travaux de maçonnerie étaient terminés, comme le rapporte la tradition, il ne restait plus que la toiture à élever, mais des malveillants s'y opposèrent.
Les murailles furent renversées, la marquise tomba malade et mourût. Ceci se passait en 1724. Entre-temps, cependant, l'opinion se faisait et le mouvement séparatiste allait toujours grandissant.
Nous allons voir sous quelles influences la séparation put enfin s'accomplir.
Monseigneur Chavany, prieur de Vignonnet, trouvant trop pénible le service de l'église du Roc près de laquelle n'existait pas de presbytère, commença vers 1790 l'agrandissement de la chapelle d'Antignac et y attira peu à peu les paroissiens. Son neveu François Chavany, curé du Vignonnet à la révolution, continua l'oeuvre de ses prédécesseurs.
Mais, si les habitants de la Daille optaient si volontiers pour Antignac, ceux de Salsignac, petit prieuré voisin, supprimé en 1790, voulaient garder leur autonomie. Quant à ceux du Muradès, ils manifestaient très haut leur mécontentement, ils restaient d'abord très attachés à l'église du rocher parce qu'elle était leur église séculaire et parce qu'autour d'elle reposaient leurs chers morts. D'autre part, ils répugnaient d'aller à Antignac, une mauvaise parserelle en bois ne leur permettant pas de franchir toujours la Sumène.
Le mouvement séparatiste pénétrait de plus en plus la masse des habitants et on allait inévitablement vers la séparation.
En 1792, le Muradès formait une municipalité.
En 1827, le Muradès fut forcé d'accepter avec la Daille (section d'Antignac) un même maire, un même curé, une même église mais on ne put établir aucune fusion parmi les esprits. Les habitants du Muradès eurent toujours sur la place d'Antignac un côté marqué pour se réunir dans l'église, ils occupaient continuellement la partie méridionale; à la mort de l'un des leurs, ils ne permirent jamais que leurs cendres furent mêlées aux cendres de la section d'Antignac. Toutes les fois que les prêtres d'Antignac, pour obtenir une apparence de fusion entre les deux sections voulurent n'avoir qu'un seul cimetière, et refusèrent d'accompagner à celui du Roc les restes mortels d'un habitant du Muradès. Les parents, quoique tous remplis de sentiments chrétients, préfèrent renoncer aux derniers honneurs que l'église rend aux morts plutôt que de voir un des leurs enterré au cimetière d'antignac. Le fils NOEL de Lauzeral et bien d'autres se firent enterrer à Menet.
La division était donc très marquée, mais ce qui la compléta fut la longue lutte entre la famille Armand d'Antignac et la famille Noël de Lauzeral. Monsieur l'abbé Noël, curé de St Pierre de Chaillot, épousa le parti de son frère et pris en main l'oeuvre de la séparation. Celui-ci pendant les vacances qu'il passait dans sa famille, invitait les habitants du Muradès à construire une église : il les aiderait de ses deniers, il trouverait à Paris des ressources suffisantes ; bref, un beau jour, on se mit l'oeuvre; Une famille généreuse de la Monselie(la famille Noël) donna le terrain nécessaire à l'emplacement , et l'église commencée en 1854 aux frais de Monsieur Noël et des habitants , fut continuée ensuite et terminée par le legs de Madame Duthu.
L'histoire de notre église Saint Jean-Baptiste

C’est en 1721 que la Marquise de Bourbon – Malauze propriétaire du château de Murat la Rabbe faisait commencer la construction d’une chapelle qui devait plus tard être érigée en église paroissiale sous le nom de Murades.
Trois ans plus tard, en 1724 les travaux de maçonnerie terminés, les murailles furent renversées par des malveillants.
En 1827, le Murades qui formait une municipalité fût rattaché à antignac, avec un même maire, un même curé, une même église jusqu’en 1870.
En 1852, la construction de l’église actuelle à commencer sur les anciennes ruines de la chapelle sous l’autorité et grâce aux dons du Père Jean- François NOEL, prêtre de Saint Pierre de Chaillot à Paris et de sa digne héritière Madame Antoine BROQUIN, née Virginie SABATIER de Lauzeral. Les habitants du Murades ont mis leurs efforts et leur argent à contribution.
En 1854, après l’héritage de Mm DUTHU, veuve, les choses allèrent plus vite. Elle fut officiellement consacrée le 1er Juillet 1857.
Le cout de la construction s’élève à environ 20.000 francs.
L’engrenage de l’église : L’autel, la chaire, confessionnaux, l’harmonium, et les ornements ont coutés 7500 francs.
Notre église est de style roman n’a qu’une nef avec deux chapelles formant une croix de 24 m de longueur et de 15 m de largeur. La nef seule mesure 8,50m et est éclairée par3 fenêtres, avec des vitraux. L’un représente le fondateur de la paroisse, le Père Jean- françois NOEL. Le deuxième offert par la famille Malbec en 1964. Le troisième représentant le centenaire de la commune en 1970, don de M. CHAVAROCHE ancien Maire.
Le chœur est éclairé par trois baies vitrées avec des vitraux, celui du milieu montre dans un médaillon le bon Pasteur tenant un agneau dans ses bras « don de monsieur NOEL fondateur de l’église. Le vitrail de droite montre dans un médaillon Sainte Catherine reposée sur une chaise tenant une épée dans une main. Celui de gauche représente François d’ASSISE patron des marchands de toiles.
Les trois autels sont assez modernes, d’un style roman avec un retable gradué. Le devant des autels est sculpté.
Les stalles et la chaire sont en chêne et très simples, l’on remarque quelques bois recourbés. « Stalles, sièges en bois réservés aux membres du clergé ».
Le fonds de baptême qui n’est pas très vieux est en marbre blanc, il forme une colonne surmontée d’une coquille hexagonale recouverte d’une porte en bois. Il n’en reste qu’un, où est passé le deuxième ?
Au-dessus de chaque autel, on peut voir deux tableaux : Celui de la chapelle Est, une peinture non signée qui représente l’assomption de la sainte vierge « 15 août » offert par l’empereur Napoléon III.
L’autre suspendue dans la chapelle St Jean-Baptiste à l’ouest est du Père ATHANASE et représente Saint- Jean l’évangéliste.
La sacristie contient un reliquaire en bronze doré, don du premier prêtre Antoine Marcel DELTEIL, il contient les restes de la crèche de notre seigneur, du voile de la vierge Marie, de St Jean- Baptiste, de sainte Catherine, vierge et martyre, et de sainte Agnès.
Le grand ostensoir est d’une valeur inestimable, le grand calice est remarquable : c’est un pied de chandelier gravé qui supporte un plat. On raconte que le chandelier servait à surveiller le corps de la mère de CHARLE X. En souvenir de sa mère, le roi en fit un calice que l’on retrouverai aujourd’hui dans notre église. Don du Père Jean- François NOEL. «Actuellement en exposition à Ydes».
Les autres vases sacrés, ornements sacerdotaux d’autels non aucune valeur artistique.
Je vous lie le rapport officiel de la bénédiction de l’église :
L’an 1861 et le 21 mars, nous soussigné, Antoine Clauzet, curé d’Antignac, nommé par Mgr l’Evêque, par lettre en date du 14 janvier 1861, pour bénir l’église de la Monselie, fabriquée aux frais de JF Noel, curé de St Pierre de Chaillot, et de Mme Vve Duthu insigne bienfaitrice du Murades, et placée sous l’invocation de St Jean-Baptiste à la cérémonie, conformément à ce qui est prescrit dans le rituel, en présence de M.Delteil curé de Vebret et de M. Chabrier curé de Marchastel.
Le même jour, Antoine Clauzet a solennellement mis en place le chemin de croix à l’intérieur de l’église, en présence des prêtres nommés ci- dessus.
Liste des curés vicaires
- Le premier chapelain et curé fut M. Antoine Marcel DELTEIL, né à Pleaux en 1815 curé de la Monselie du 1er juillet 1857 au 1er octobre 1872.
- Le deuxième curé fut Henri CLARY, ancien curé de Menet et de Murat, né à Celtine, installé curé le 1er octobre 1872 jusqu’au 31 octobre 1879. .
- Le troisième curé, Hugues DUMAS, né à Saignes installé le 1 janvier 1880.
- Le quatrième curé, Gérard SANSON, né à St hippolyte le 10 août 1868 nommé vicaire de la Monselie et curé au départ de l’abbé DUMAS.
- Abbé TRAIN
- Deux vicaires ont exercé le saint ministère dans la paroisse sous la dépendance d’un curé.
L'histoire de La Monselie

Déjà au 18e siècle, le Muradès cherchait à se séparer du Vignonnet et d'Antignac. En 1717, l'abbé Veyssier originaire de Pouzadoux poursuivait le paiement d'une créance contre le marquis de
Chabannes-Curton, pour bâtir une chapelle dans leur village natal.
Presque à cette même époque, à peine quelques années plus tard, vers 1721, la marquise de Bourbon-Malauze, propriétaire du château de Murat la Rabbe, faisait commencer la construction d'une église à La Monselie et non à Pratoupy comme il est dit par erreur car on en voit encore les vertiges au chevet de l'église actuelle. Dans la pensée de la noble dame, cette chapelle devait plus tard être érigée en église paroissiale sous le nom de Muradès . Les travaux de maçonnerie étaient terminés, comme le rapporte la tradition, il ne restait plus que la toiture à élever, mais des malveillants s'y opposèrent.
Les murailles furent renversées, la marquise tomba malade et mourût. Ceci se passait en 1724. Entre-temps, cependant, l'opinion se faisait et le mouvement séparatiste allait toujours grandissant.
Nous allons voir sous quelles influences la séparation put enfin s'accomplir.
Monseigneur Chavany, prieur de Vignonnet, trouvant trop pénible le service de l'église du Roc près de laquelle n'existait pas de presbytère, commença vers 1790 l'agrandissement de la chapelle d'Antignac et y attira peu à peu les paroissiens. Son neveu François Chavany, curé du Vignonnet à la révolution, continua l'oeuvre de ses prédécesseurs.
Mais, si les habitants de la Daille optaient si volontiers pour Antignac, ceux de Salsignac, petit prieuré voisin, supprimé en 1790, voulaient garder leur autonomie. Quant à ceux du Muradès, ils manifestaient très haut leur mécontentement, ils restaient d'abord très attachés à l'église du rocher parce qu'elle était leur église séculaire et parce qu'autour d'elle reposaient leurs chers morts. D'autre part, ils répugnaient d'aller à Antignac, une mauvaise parserelle en bois ne leur permettant pas de franchir toujours la Sumène.
Le mouvement séparatiste pénétrait de plus en plus la masse des habitants et on allait inévitablement vers la séparation.
En 1792, le Muradès formait une municipalité.
En 1827, le Muradès fut forcé d'accepter avec la Daille (section d'Antignac) un même maire, un même curé, une même église mais on ne put établir aucune fusion parmi les esprits. Les habitants du Muradès eurent toujours sur la place d'Antignac un côté marqué pour se réunir dans l'église, ils occupaient continuellement la partie méridionale; à la mort de l'un des leurs, ils ne permirent jamais que leurs cendres furent mêlées aux cendres de la section d'Antignac. Toutes les fois que les prêtres d'Antignac, pour obtenir une apparence de fusion entre les deux sections voulurent n'avoir qu'un seul cimetière, et refusèrent d'accompagner à celui du Roc les restes mortels d'un habitant du Muradès. Les parents, quoique tous remplis de sentiments chrétients, préfèrent renoncer aux derniers honneurs que l'église rend aux morts plutôt que de voir un des leurs enterré au cimetière d'antignac. Le fils NOEL de Lauzeral et bien d'autres se firent enterrer à Menet.
La division était donc très marquée, mais ce qui la compléta fut la longue lutte entre la famille Armand d'Antignac et la famille Noël de Lauzeral. Monsieur l'abbé Noël, curé de St Pierre de Chaillot, épousa le parti de son frère et pris en main l'oeuvre de la séparation. Celui-ci pendant les vacances qu'il passait dans sa famille, invitait les habitants du Muradès à construire une église : il les aiderait de ses deniers, il trouverait à Paris des ressources suffisantes ; bref, un beau jour, on se mit l'oeuvre; Une famille généreuse de la Monselie(la famille Noël) donna le terrain nécessaire à l'emplacement , et l'église commencée en 1854 aux frais de Monsieur Noël et des habitants , fut continuée ensuite et terminée par le legs de Madame Duthu.
L'histoire de notre église Saint Jean-Baptiste

C’est en 1721 que la Marquise de Bourbon – Malauze propriétaire du château de Murat la Rabbe faisait commencer la construction d’une chapelle qui devait plus tard être érigée en église paroissiale sous le nom de Murades.
Trois ans plus tard, en 1724 les travaux de maçonnerie terminés, les murailles furent renversées par des malveillants.
En 1827, le Murades qui formait une municipalité fût rattaché à antignac, avec un même maire, un même curé, une même église jusqu’en 1870.
En 1852, la construction de l’église actuelle à commencer sur les anciennes ruines de la chapelle sous l’autorité et grâce aux dons du Père Jean- François NOEL, prêtre de Saint Pierre de Chaillot à Paris et de sa digne héritière Madame Antoine BROQUIN, née Virginie SABATIER de Lauzeral. Les habitants du Murades ont mis leurs efforts et leur argent à contribution.
En 1854, après l’héritage de Mm DUTHU, veuve, les choses allèrent plus vite. Elle fut officiellement consacrée le 1er Juillet 1857.
Le cout de la construction s’élève à environ 20.000 francs.
L’engrenage de l’église : L’autel, la chaire, confessionnaux, l’harmonium, et les ornements ont coutés 7500 francs.
Notre église est de style roman n’a qu’une nef avec deux chapelles formant une croix de 24 m de longueur et de 15 m de largeur. La nef seule mesure 8,50m et est éclairée par3 fenêtres, avec des vitraux. L’un représente le fondateur de la paroisse, le Père Jean- françois NOEL. Le deuxième offert par la famille Malbec en 1964. Le troisième représentant le centenaire de la commune en 1970, don de M. CHAVAROCHE ancien Maire.
Le chœur est éclairé par trois baies vitrées avec des vitraux, celui du milieu montre dans un médaillon le bon Pasteur tenant un agneau dans ses bras « don de monsieur NOEL fondateur de l’église. Le vitrail de droite montre dans un médaillon Sainte Catherine reposée sur une chaise tenant une épée dans une main. Celui de gauche représente François d’ASSISE patron des marchands de toiles.
Les trois autels sont assez modernes, d’un style roman avec un retable gradué. Le devant des autels est sculpté.
Les stalles et la chaire sont en chêne et très simples, l’on remarque quelques bois recourbés. « Stalles, sièges en bois réservés aux membres du clergé ».
Le fonds de baptême qui n’est pas très vieux est en marbre blanc, il forme une colonne surmontée d’une coquille hexagonale recouverte d’une porte en bois. Il n’en reste qu’un, où est passé le deuxième ?
Au-dessus de chaque autel, on peut voir deux tableaux : Celui de la chapelle Est, une peinture non signée qui représente l’assomption de la sainte vierge « 15 août » offert par l’empereur Napoléon III.
L’autre suspendue dans la chapelle St Jean-Baptiste à l’ouest est du Père ATHANASE et représente Saint- Jean l’évangéliste.
La sacristie contient un reliquaire en bronze doré, don du premier prêtre Antoine Marcel DELTEIL, il contient les restes de la crèche de notre seigneur, du voile de la vierge Marie, de St Jean- Baptiste, de sainte Catherine, vierge et martyre, et de sainte Agnès.
Le grand ostensoir est d’une valeur inestimable, le grand calice est remarquable : c’est un pied de chandelier gravé qui supporte un plat. On raconte que le chandelier servait à surveiller le corps de la mère de CHARLE X. En souvenir de sa mère, le roi en fit un calice que l’on retrouverai aujourd’hui dans notre église. Don du Père Jean- François NOEL. « Actuellement en exposition à Ydes ».
Les autres vases sacrés, ornements sacerdotaux d’autels non aucune valeur artistique.
Je vous lie le rapport officiel de la bénédiction de l’église :
L’an 1861 et le 21 mars, nous soussigné, Antoine Clauzet, curé d’Antignac, nommé par Mgr l’Evêque, par lettre en date du 14 janvier 1861, pour bénir l’église de la Monselie, fabriquée aux frais de JF Noel, curé de St Pierre de Chaillot, et de Mme Vve Duthu insigne bienfaitrice du Murades, et placée sous l’invocation de St Jean-Baptiste à la cérémonie, conformément à ce qui est prescrit dans le rituel, en présence de M.Delteil curé de Vebret et de M. Chabrier curé de Marchastel.
Le même jour, Antoine Clauzet a solennellement mis en place le chemin de croix à l’intérieur de l’église, en présence des prêtres nommés ci- dessus.
Liste des curés vicaires
- Le premier chapelain et curé fut M. Antoine Marcel DELTEIL, né à Pleaux en 1815 curé de la Monselie du 1er juillet 1857 au 1er octobre 1872.
- Le deuxième curé fut Henri CLARY, ancien curé de Menet et de Murat, né à Celtine, installé curé le 1er octobre 1872 jusqu’au 31 octobre 1879. .
- Le troisième curé, Hugues DUMAS, né à Saignes installé le 1 janvier 1880.
- Le quatrième curé, Gérard SANSON, né à St hippolyte le 10 août 1868 nommé vicaire de la Monselie et curé au départ de l’abbé DUMAS.
- Abbé TRAIN
- Deux vicaires ont exercé le saint ministère dans la paroisse sous la dépendance d’un curé.
L'histoire de La Bonne Dame de Pratoupy
C'est l'histoire de la bonne dame de Pratoupy. Comme dit précédemment, la famille Revel est alors à l'abri de la famine qui règne dans la région. Marguerite Revel (née Veschambre) est la bonté même. Elle essaye d'aider ses voisins qui ont plus de mal à survivre à ces temps de disette. Elle prépare alors des galettes de sarrasin, appelées «pompes» qu'elle distribue devant chez elle aux plus nécessiteux. Le bruit arrive vite aux oreilles des autres paysans habitant la commune et c'est soudain une foule importante qui se présente à sa porte. Marguerite continue à servir ses pompes, et le cérémonial dure plusieurs hivers, tant que la famine sévit.
En 1796, Marguerite a 35 ans. Une violente épidémie ravage le pays. Elle continue à nourrir les malades. Hélas, elle est elle-même atteinte du mal et en meurt. A cette époque, on enterre les personnes d'une même famille dans une même fosse, à même le sol, juste enveloppées dans un linceul blanc (les cercueils étant sans doute trop chers et réservés à la noblesse). Pierre Revel, avant de déposer le corps de sa femme dans la fosse, l'habille de ses plus beaux vêtements, et lui glisse au cou un collier reconnaissable à son fermoir. On rebouche le trou et chacun essaye de surmonter son chagrin. En 1804, soit 8 ans plus tard, Pierre Veschambre, le père de Marguerite meurt à son tour (il a 86 ans). On ouvre à nouveau la sépulture. Et là, une étrange une surprise attend le fossoyeur : l'un des linceuls en lambeaux laisse apparaître une main intacte, sans la moindre trace de putréfaction. Alors que le squelette est blanchi par le temps, que les vêtements sont presque réduits en poussière, la main droite est restée vierge de toute attaque : elle est juste desséchée, comme momifiée.
On ne tarde pas à identifier la dépouille comme étant celle de Marguerite Veschambre.
Devant un tel « miracle», on appelle l'ordre religieux. Celui-ci reconnaît les faits comme étant un signe divin. En remerciement des nombreux dons qu'elle avait prodigué, la main droite de celle qu'on appellera désormais « la bonne dame de Pratoupy », la main qui avait tant donné, a été conservée à travers les années.
On décide alors de transporter le corps miraculé et de l'enterrer dans le nouveau cimetière du Roc Vignonnet, dans l'enclos de la chapelle, au sommet du piton rocheux qui surplombe la vallée de la Sumène. Notre célèbre aïeul y repose encore. Hélas, le temps a érodé les inscriptions des tombes et il est désormais impossible de savoir quelle est la tombe de « la bonne dame de Pratoupy ».
Extrait du livret sur les descendants de Familles Laurent et Revel de Pratoupy « Les enfants de Pratoupy » par Bruno Malaizé.

